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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | January 21, 2017

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Arte #1

14 septembre 2015 |
SERIE
Arte
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
7.90 €
DATE DE SORTIE
27/08/2015
EAN
2372870432
Achat :

Arte. Ce titre en italien ne désigne pas seulement le sujet de l’œuvre mais aussi, quel bel hasard, une attachante jeune femme qui dédie sa vie à… oui, à l’art ! Original, non ? Si l’on s’amusera de ce prénom improbable, Kei Ohkubo nous offre une jolie plongée dans le parcours d’une aspirante peintre en pleine Toscane du XVIe siècle.

arte-1-plancheNouvelle entrée dans la famille des “mangas de vie quotidienne au contexte exotique pour les Japonais” – Bride Stories, Gisèle Alain et consorts –, Arte allie la légèreté d’une chronique journalière à un discours féministe bien senti. Car si l’auteure ancre son manga à Florence durant la Renaissance, assurant un certain travail de documentation sur le cadre de vie, les coutumes ou autres styles vestimentaires, Arte ne traite pas tant de cette époque, finalement, que d’un sujet intemporel : la place de la femme dans la société. Le combat de l’héroïne, aristocrate férue de dessin qui décide d’échapper à une vie de soumission au genre masculin, mais qui essuie échec sur échec en tentant d’intégrer un atelier d’artistes, fait notamment écho à la femme japonaise, longtemps mésestimée et interdite dans de nombreux domaines – au hasard, il lui serait toujours très compliqué d’accéder à une profession iconique telle que maître sushi. Par sa démarche progressiste, le manga d’Ohkubo tord d’ailleurs la rigueur historique et se pose comme un titre à l’arrière-plan renaissant italien, sans autre ambition – à l’inverse d’une série comme Cesare, ultra documentée et remplie de personnages authentiques. Il n’y avait aucune chance, au début du seizième, pour qu’une femme accède officiellement au métier de peintre, chose qui risque bien d’arriver à une Arte en bonne voie, finissant par devenir l’élève d’un maître bourru.

Si le discours est appréciable, la réalisation n’est pas en reste et Kei Ohkubo, auteure débutante, livre d’ores et déjà des planches fluides et détaillées, dont on peut espérer que les maladresses de dessin disparaîtront par la suite. Pas révolutionnaire mais aussi frais que son héroïne, Arte se pose comme l’un des plaisirs de la rentrée.

© Kei Ohkubo, NSP 2014 Approved Number ZCW-41F

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