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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | January 16, 2017

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2 Comments

Astérix chez les Pictes

4 novembre 2013 |
SERIE
Astérix
ALBUM
Astérix chez les Pictes - 35
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
9.90 €
DATE DE SORTIE
24/10/2013
EAN
2864972662
Achat :

Quatre ans après avoir fêté son demi-siècle, Astérix resurgit avec une trente-cinquième aventure, Astérix chez les Pictes, dont la sortie a été savamment marketée. Les déçus de l’oeuvre continuée par Albert Uderzo seul (ne citons que l’attristant Le Ciel lui tombe sur la tête, en 2005…) pouvaient espérer un sursaut.

pictes_1Car ce morceau de patrimoine français est repris par une nouvelle équipe : Jean-Yves Ferri (De Gaulle à la plage, Le Sens de la vis et Le Retour à la terre avec Manu Larcenet) au scénario, et Didier Conrad (Les Innommables) au dessin. De cet attelage inattendu, alliant humour piquant et trait dynamique, on espérait beaucoup. Trop, certainement, puisque le résultat, sage, convenu, à la limite de l’ennuyeux, déçoit.

L’histoire ne commence pourtant pas si mal : sur la rive du village gaulois, recouvert de neige, débarque un immense glaçon contenant un homme curieusement vêtu. Cet Hibernatus rouquin et tatoué se révèle être un Picte (ou Ecossais). Voilà donc une mission parfaite pour Astérix et Obélix qui, sans Idéfix, vont le ramener chez lui. Ils découvrent un pays accueillant mais troublant, où un gentil monstre habite un lac, et où les chefs locaux bataillent ferme pour le pouvoir… Un récit pas désagréable mais ultra classique, d’où ne surgit aucune étincelle. Les jeux de mots lassent vite (« il est juste ‘taphone’ « , répète Obélix à qui veut l’entendre en parlant du Picte, qui s’exprime en chansons des Beatles), les rebondissements et gags provoquent au mieux un demi-sourire, au pire l’envie de tourner les pages plus vite. Le courageux travail de copiste — avec un trait un brin plus rond — de Didier Conrad ne parvient pas à sauver l’ensemble. Gageons que les auteurs ont été paralysés par l’enjeu (économique, artistique, symbolique) et les exigences de l’éditeur et des ayants-droits. Et attendons l’épisode suivant.

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Commentaires

  1. Hubert

    Merci de cette critique !
    A force de lire partout que le contrat est rempli je me demandais si j’avais lu le même album que le reste de la planète… Ce que j’ai pu lire de la construction de l’album les auteurs ont été très contraint par le cahier des charges.
    Espérons que ce fameux cahier des charges qui bride forcément audace, originalité et inventivité sera plus coulant pour la suite après le succès commercial de ce premier tome.

  2. O___o

    C’est clair qu’après avoir lu autant de critiques positives je m’attendais à bien mieux : c’est juste passable, faut dire qu’après le précédent étron tout peut paraitre « génial »…

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