Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 10, 2016

Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Black Bullet #1

25 février 2016 |
SERIE
Black Bullet
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
7.50 €
DATE DE SORTIE
24/02/2016
EAN
2818935237
Achat :

Le fond, c’est important. La forme aussi. Parfois, peu importe l’histoire que l’on raconte, l’essentiel est de bien la raconter. Le manga d’aventures typé shônen, tout comme le cinéma de genre, fait partie d’une catégorie de récit bien balisé : quête initiatique d’un personnage au potentiel certain, un entourage aux fortes personnalités, des obstacles et ennemis qui forgeront le destin du héros, etc. Tous ces ingrédients bien dosés peuvent composer un univers, certes académique dans la pop culture nippone, mais efficace ! Et pour peu qu’un auteur y rajoute sa patte personnelle, cela peut être un vrai régal.

black_bullet_image1Black Bullet est né sous forme de lights novels, l’équivalent des romans de gare au Japon, destinés à un public majoritairement adolescent. Certains ont connu des succès foudroyants et sont un terreau fertile pour des adaptations en séries animées, jeux vidéo, films, parfois de très grande qualité. Black Bullet a ainsi été adapté en une jolie série d’animation disponible en France chez l’éditeur Black Box, et enfin en manga, que publie aujourd’hui Doki Doki.

Dans un monde post-apocalyptique où les humains sont retranchés dans des cités maintenant, tant bien que mal, un semblant de civilisation, des agents de la Sécurité civile tentent de limiter les débordements engendrés par le virus Gastrae. Celui-là même qui a anéanti une bonne partie de l’humanité en transformant ses hôtes en monstres destructeurs. On suit ici les mésaventures du jeune Rentarô et de sa complice Enju, dans un monde au bord de l’effondrement, et où les mutations créent de nouveaux humains capables de résister au virus… Tout en étant victime du racisme d’une ancienne humanité en perte de vitesse.

Si la trame de départ est plutôt classique, Black Bullet réussit à personnaliser son univers grâce à une galerie de personnages savoureux et recherchés, la description d’une discrimination injuste envers une nouvelle génération qui n’a pas demandé à être « spéciale », ou encore des péripéties et scènes d’action d’envergure. Là où le manga se distingue encore plus, c’est dans le graphisme de Morino Hon, un habitué des fanzines mangas qui signe ici son premier titre dans le circuit professionnel. Avec son dessin cartoon ultra expressif en décalage avec le ton dramatique de la série, Black Bullet est un vrai coup de maître ! Si le manga se termine au bout de seulement 4 volumes, on espère très vite revoir ce talentueux dessinateur sur d’autres projets, cette fois plus personnels.

Kara

black_bullet_image2

Publiez un commentaire