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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | March 28, 2017















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Eurêka !

6 février 2014 |
SERIE
Eurêka !
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
8.95 €
DATE DE SORTIE
23/01/2014
EAN
B00FYHNOTI
Achat :

Il semblerait que les vues nippones du bassin méditerranéen aient le vent en poupe. Peu de temps après Thermae Romae et Cesare, c’est Eurêka ! qui parvient entre nos mains, marquant aussi le retour d’Hitoshi Iwaaki (Parasite) dans le paysage éditorial francophone.

Ancré dans les guerres puniques, ce volume a pour théâtre la ville de Syracuse qui, située entre Rome et Carthage, fait figure d’emplacement clé pour le contrôle des routes maritimes. Profitant d’une défaite romaine face au tacticien Hannibal, les partisans de Carthage prennent le pouvoir dans la cité sicilienne et cherchent à se libérer de la tutelle romaine. eureka_caseEn réaction, le général Marcellus organise le siège de la cité dissidente… mais c’était sans prévoir une défense stupéfiante: les inventions d’Archimède! A mille lieues de ces préoccupations belliqueuses, deux jeunes citoyens profitent paisiblement des splendeurs syracusiennes. Damippos est Grec, Claudia est Romaine: ils vont vivre le siège de l’intérieur. Et, pris dans le rythme des événements, on ne décrochera pas avant d’en voir le bout. Si son graphisme est un poil statique, voire monolithique, Iwaaki ne lésine ni sur les détails ni sur les vues spectaculaires: il nous plonge au cœur d’une Antiquité richement documentée.

A la croisée de Stratège et de Thermae Romae, ce one shot traite intelligemment l’absurdité et la vanité des conquêtes militaires. Pour autant, malgré des peintures guerrières à la violence exacerbée, Eurêka ! n’est pas de ces bandes dessinées qui minent le moral. Le titre d’Iwaaki est lumineux, donne le sourire, par ce Damippos nonchalent et cet Archimède à la sénilité cocasse. Même lorsqu’il revêt des atours plus graves, le récit ne tombe jamais vraiment dans les larmes et le pathos. Comme si l’auteur, désabusé par les travers de ce sale gosse qu’est le genre humain – un thème qu’il développait déjà dans Parasite –, n’arrivait pas à se mettre totalement en colère. «C’est beau, l’esprit de conquête. Mais entre nous, vous n’avez rien de mieux à faire ?»

© 2002 Hitoshi Iwaaki / HAKUSENSHA, Inc., Tokyo

 

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