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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 15, 2019















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4 Comments

Il fallait que je vous le dise

22 mai 2019 |
SERIE
Il fallait que je vous le dise
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
22 €
DATE DE SORTIE
08/05/2019
EAN
2203153733
Achat :

il-fallait-que-je-vous-le-dise_image1Aude Mermilliod a eu recours à une interruption volontaire de grossesse plus jeune. Un moment douloureux, autant physiquement que psychiquement, une intervention loin d’être anodine. Pourtant, elle concerne des milliers de femmes chaque année, dans un cadre légal obtenu de haute lutte grâce à Simon Veil. Mais à l’heure où le droit à l’avortement est en recul dans de grandes démocraties comme les États-Unis et contesté ailleurs, l’auteure a voulu parler de son expérience personnelle et plus largement de l’IVG en France, de sa réalité médicale, de la façon dont elle est vécue par les patientes elles-mêmes. Et pour cela, elle raconte aussi l’histoire de Martin Winckler, médecin et écrivain, engagé auprès des femmes.

Découverte avec Les Reflets changeants, Aude Mermilliod confirme son talent de conteuse dans ce gros volume, dans lequel elle se dévoile sans fard et donne une portée plus large, et salutaire, à son histoire personnelle. Pas à pas, dans un délicat équilibre entre douceur et frontalité, avec un trait tout en rondeurs et des couleurs pastel, elle exprime des émotions à même de toucher le plus grand nombre. Didactique quand elle a besoin de l’être, piquante à d’autres moments, elle laisse aussi une large place à Martin Winckler, dans une veine plus documentaire, intelligent complément à son itinéraire individuel. L’ensemble est cohérent, intéressant, engagé et émouvant. Pari gagné.

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Commentaires

  1. loutra

    C’est drôle, encore une illustration que je trouve mal choisie… en tant que femme.
    Ça donne vraiment l’impression que la BD est misogyne (ce qui m’étonne, mais c’est peut-être le cas).
    Pourquoi ?
    Le personnage principal critique violemment les autres femmes (entre autre, « je ne décidais de ne m’entourer que de mecs, et de Virginie ») = c’est ce que montre la case de BD sélectionnée, et prise isolément.
    Donc on a une femme qui dit qu’elle est submergée de conseils malvenus pour elle, d’hommes ET de femmes, et sa réaction c’est : je vais éviter les femmes (sauf une, ce qui est important, j’y reviens) ?
    Ce type de raisonnement a été bien analysé par le féminisme : les femmes qui détestent les femmes. Pour faire bref, il s’agit de femmes qui détestent leur condition, et qui en rejetent la faute sur les autres femmes. Elles voient les aspects négatifs (beaucoup, soyons honnêtes) de la féminité. Et donc pour elles, les femmes deviennent essentiellement (parce que femmes), nulles (ici pour aider une autre femme dans son IVG).

    Et les hommes seraient, essentiellement (parce qu’hommes), cools.

    Le fait d’essentialiser des personnes à partir de critères biologiques (ici, le sexe, mais ça peut-être la couleur de peau), c’est raciste (on dit misogyne quand ça vise les femmes). Essentialiser = attribuer des qualités/ défauts en fonction de la nature supposée d’une personne.

    Imaginez le même discours essentialiste, mais visant une autre différence physique que la différence de sexe : « je décidais de ne m’entourer que de Blancs, et d’un pote noir » = ça passerait politiquement ?
    Idem pour n’importe quelle autre différence : « je décidais de ne m’entourer que d’hétérosexuels, et d’un gay [j’emploie le terme parce que c’est celui que les militants LGBT ont tendance à préférer employer] » = là encore, on voit bien qu’il y aurait un problème.

    Bref, présentée de la sorte, la BD a l’air franchement misogyne.

  2. loutra

    Désolée pour le Double Post (addenda donc) :
    Pour ce qui est de la seule femme (Virginie), le fait de la mentionner confirme le parallèle avec le racisme : ça me fait penser à la phrase de notre cher Hortefeu : « un Arabe c’est bon, c’est quand y en a plusieurs qui a des problèmes » = le parallèle racisme/misogynie paraît encore plus évident (le cliché sur le « femmes en groupe, entre elles, les *** »)

  3. Mithrandir

    Hello Loutra,
    Je pense que tu as mal lu la case, elle dit que « c’était que des filles qui me sortaient ce genre de conneries ». Sous entendu pas les hommes quoi.
    Je te rassure le reste de la bd n’est pas mysogine non plus.
    C’est toute la difficulté de choisir une planche pour illustrer, ça peut être sur interprété et sorti du contexte.

  4. loutra

    à Mithrandir :
    Ah oui effectivement… mais c’est encore pire que ce que j’avais compris alors !

    Parce que suivant ta remarque, l’autrice de la BD critique uniquement la réaction des autres femmes ! C’est toujours misogyne : l’idée est que les femmes ont de mauvaises réactions dans leur immense majorité, et que les hommes ont tous de bonnes réactions.

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