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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 17, 2017

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2 Comments

La Marque Jacobs **

19 décembre 2012 |

picto-critique-V3-2la_marque_jacobs_couvPar Louis Alloing et Rodolphe. Delcourt, 16,95 €, le 31 octobre 2012.

Alors que le personnage d’Hergé fascine toujours biographes et auteurs de BD (des Aventures d’Hergé de Stanislas, Fromental et Bocquet, au récent Georges et Tchang), que Franquin, Morris et Jijé vivent des aventures américaines dans Gringos Locos, Edgar P. Jacobs semblait quelque peu oublié. Pourtant, le créateur de Blake & Mortimer a eu une carrière animée et riche, et son oeuvre perdure encore aujourd’hui via sa série phare, qui vient de connaître un nouvel opus (Le Serment des cinq lords, par Yves Sente et André Juillard). Omission réparée avec cette « vie en bande dessinée » écrite par Rodolphe.

la_marque_jacobs_imageLe scénariste de Mojo ou Si seulement retrace donc le parcours de cet artiste accompli né en 1904 à Bruxelles, et qui a bien failli préférer l’opéra à la bande dessinée. On le voit ainsi jongler entre deux boulots et passions, avant de définitivement choisir le dessin. Il travaille notamment auprès d’Hergé (sur ses couleurs et décors), et participe au lancement du Journal de Tintin, avant de connaître le succès en albums. Instructive, cette biographie n’en est pas moins relativement ennuyeuse, ou plutôt trop plan-plan. En effet, sa structure très linéaire ne parvient pas à dynamiser une existence finalement peu extraordinaire, celle d’un artisan consciencieux de la ligne claire, un dessinateur talentueux mais qui ne possédait sans doute pas le génie visionnaire d’un Hergé ou la folie douce-amère d’un Franquin. Les tableaux de sa vie s’enchaînent mollement, décrivant élégamment mais platement ses amours, son travail, la guerre, les doutes, le succès, la retraite triste…  Le trait appliqué de Louis Alloing (Dans la secte) colle au sujet, mais n’offre pas non plus de quoi se passionner véritablement. Au final, on ne peut que féliciter les auteurs de nous avoir fait mieux connaître Jacobs, mais on regrette qu’ils ne l’aient pas fait avec plus d’inspiration et un point de vue peut-être plus décalé et piquant.

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Commentaires

  1. Michel

    Mal dessiné, pas intéressant, ce livre est inutile, il faut mieux relire l’Opéra de papier de Jacobs lui-même.

  2. Francois Pincemi

    Là, je suis d’accord avec vous, il n’y a pas de révélations, Rodolphe a respecté les mémoires du Maître. Mais bon, su Delcourt publiait un livre sur les auteurs de ses best-sellers maison (les chevaliers du zodiaque et les blagues de Toto), qui l’achèterait? Telle est la question!

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