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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 14, 2026















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Les 10 meilleures BD jeunesse de la rentrée

14 septembre 2026 |

Après vous avoir livré nos coups de cœur adultes de la rentrée, dans notre dernière newsletter (pour s’abonner, c’est par là), voici une sélection de nos chouchous du rayon jeunesse du moment.

L’Épée intérieure

Par Alice Monvaillier. Biscoto, 60 p., 15 €. Dès 8 ans.
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Alors qu’il fait bon collectionner les bâtons, se délecter de bouillasse ou confectionner des fringues en mousse, le coquet écureuil Jean-Coucourde et le mollasson triton Nénuphon confessent leur ennui. Un mage échevelé qui passait par là leur donne la solution : trouver la paix intérieure. Sauf que nos deux compères comprennent de travers et partent chercher… l’épée intérieure ! Leur quête les conduira à croiser des êtres aux mœurs bien étranges et à revoir leur position. Car, comme on dit, l’important c’est le voyage, pas la destination !

Publiée en feuilleton dans Biscoto, cette aventure délirante est rassemblée en un album épatant, bourré d’humour décalé et de couleurs vives. Ses héros sont tordants, les situations inventives et les dialogues croustillants : Aude Monvaillier ne recule devant rien, ni le gentiment scato, ni les envolées totalement absurdes. Comme un Sacré Graal ! version peluche.

Tant pis pour les fantômes

Par Myren Duval et Emma Constant. Éditions du Rouergue, 144 p., 18 €. Dès 10 ans.

tant-pis-pour-les-fantomes-imageUne nuit, Titouan réveille son petit frère Timi pour partir voir leur maman. Un petit sac à dos, des sandwiches improvisés et un long trajet en bus, à pied et en tracteur, pour rejoindre une mère absente…

Autrices du bouleversant Merci pour la tendresse (sur le quotidien d’une petite fille à la maman alcoolique), la romancière Myren Duval et l’illustratrice Emma Constant proposent un nouveau roman graphique jeunesse selon le même format, alternant courts textes et séquences de bande dessinée. Dans les textes comme des extraits de journaux intimes, l’ado Titouan et le petit Timi racontent chacun à leur tour le monde qu’il voit, leurs doutes et leurs espoirs, avec une langue toute personnelle. Tandis que les pages dessinées offrent des instants suspendus d’humour et de fantaisie, bienvenus dans cette histoire touchante qui parle magnifiquement de deuil et d’amour fraternel.

Mathémagica

Par Tristan Pichard et Wouzit, d’après le livre de David Bessis. Seuil jeunesse BD, 112 p., 13,90 €. Dès 9 ans.

mathemagica-imagesLilian n’a que des mauvaises notes en maths, et ne voit pas comment s’améliorer. Heureusement, sa copine Abscisse et son étonnante famille vont lui ouvrir tout un monde : celui de la « mathémagie », où les nombres et les formes deviennent des éléments drôles et délicieux à manipuler. Adapté de l’ouvrage Mathématica de David Bessis, cette petite BD au dessin pop bourré de trouvailles amusantes donne les clefs aux enfants pour ne plus avoir peur des maths. En leur faisant comprendre que faire se tromper en suivant son intuition est une étape essentielle et que la capacité d’abstraction demandée par la matière n’est qu’une extension de leur pouvoir d’imagination, il permet de dédramatiser l’enjeu lié à l’algèbre ou la géométrie et d’y trouver un certain plaisir. Pas dit que ça fonctionne du premier coup, mais le propos est malin et l’environnement graphique parfaitement adapté. Même les parents pourront y trouver leur compte !

Les Boutiques fantastiques de la rue Fracastic T1

Par Carbone, Sydélia Guirao et Héliodore. Dupuis, 64 p., 13,50 €. Dès 10 ans.

boutiques-imageCette nouvelle série imaginée par la prolifique Carbone et Sydélia Guirao, et dessinée par Héliodore, construit un univers dense et complexe, assez fascinant. Ici, on s’intéresse non aux pouvoirs magiques des sorciers, mais aux ingrédients de leurs potions. Des ingrédients qui proviennent de boutiques qui sont des êtres vivants géants, recelant en leur sein tout un monde fantastique et dangereux. Trois castes de sang différent animent cet univers : les Sages au sang translucide qui concoctent les potions et régissent tout : les Magiciers, mi-humain mi-animaux, dont le sang bleu permet d’accéder aux boutiques; et les humains de basse fosse au sang rouge, qui risquent leur vie en allant quérir les ingrédients pour quelques pièces…

C’est dense, touffu, mais plutôt palpitant, car on suit un trio de personnages dynamiques et attachants, à commencer par le héros : un fils de Sage qui part, au mépris du danger, visiter les boutiques à la recherche de sa sœur, et qui découvre qu’il est… un sang rouge !

Oscar et la fille de l’île fantôme T1

Par Christophe Ferreira. Rue de Sèvres, 88 p., 15 €. Dès 8 ans.

oscar-imagesUn jeune singe qui rêve de pirates et de trésor, une mystérieuse princesse tigresse pourchassée par des bandits : voilà le duo porteur de promesses pour cette série signée du dessinateur du Monde de Milo. Sous l’influence bien digérée de Miyazaki, il développe une galerie de personnages d’animaux anthropomorphes tout à faits convaincants, au sein de planches fluides aux aquarelles lumineuses. Ce premier tome se dévore presque trop rapidement, mais il happe assurément : vivement la suite de cette palpitante aventure maritime.

Tes lettres

Par Hyeon A Cho. Milan, 256 p., 15,90 €. Dès 11 ans.
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Un webtoon en un seul tome, c’est déjà une bonne nouvelle. Et si, en plus, il dispose d’un dessin soigné et d’un scénario touchant et pertinent, on ne saurait s’en priver ! Ce sont les qualités de Tes lettres, œuvre coréenne née sur la plateforme webtoon, et qui connaît ici une version papier. On y suit la lycéenne Sori, qui vient de changer d’établissement après avoir été harcelée dans le précédent (après avoir tenté d’aider une autre élève harcelée…). Tétanisée à l’idée que cela se reproduise, elle a du mal à se mêler à ses nouveaux camarades. C’est alors qu’elle découvre une enveloppe scotchée sous son bureau : à l’intérieur, un message amical lui présentant le lycée et ses membres, et lui indiquant l’emplacement de la lettre suivante…

Ce jeu de pistes dans le lycée se révèle vite prenant et émouvant. Car Sori va rencontrer un garçon tout aussi solitaire qu’elle, et vivre une belle amitié. Tout en dévoilant le secret de ces lettres éparpillées, qui pourrait bien faire couler une petite larme aux lectrices et lecteurs…

Dragomol

Par Simon Liberman. 4048, 140 p., 21,90 €. Dès 8 ans.

dragomol_imagesLa rentrée au collège a un goût un peu amer pour Matilda et Pola : elles ne font pas partie des heureuses élues qui vont étudier dans la classe de magie qui vient d’ouvrir. Non, elles ne sont pas assez riches et populaires, alors direction la classe classique et ennuyeuse. Mais elles n’ont pas dit leur dernier mot, et comptent bien approcher ce monde féérique d’un peu plus près, quitte à braver les interdits. C’est alors qu’elles croisent le chemin d’un petit dragon perdu…

Cofondateur des éditions 2042, Simon Liberman plonge dans le récit jeunesse avec un vrai bonheur, pour produire une aventure riche et pétillante, qui détricote les poncifs de la fantasy pour enfants, et égratigne avec bonheur la société de consommation. Face à des personnages magiques assez décevants, les deux héroïnes vont déployer ingéniosité, énergie et audace, pour vivre leur rêve… et réparer leurs bêtises ! Avec un dessin tremblotant et des couleurs qui semblent baver (mais tout cela est évidemment parfaitement maîtrisé et raccord avec le propos), l’auteur prend la production BD pour 8-12 ans, souvent trop lisse et marketée, à rebrousse-poil, et ça fait du bien !

Lussye

Par Nicolas Pothier et Nicolas Ryser. Delcourt, 96 p., 15,50 €. Dès 10 ans.

lussye-imageAvec son prénom en forme d’anagramme évident du héros aux mille ruses, Lussye était prédestinée à l’aventure : voilà pourquoi elle quitte en cachette sa petite île de l’Antiquité grecque, direction le repaire des Amazones. Car du haut de ses 14 ans, elle veut être une jeune femme libre, comme ces légendaires guerrières ! Mais ses parents craignent pour sa vie et en appellent aux dieux pour les aider à la faire revenir : deux divinités oisives de l’Olympe vont alors s’amuser à manipuler le cours du destin…

Le scénariste Nicolas Pothier est aussi malin que doué en jeux de mots, et son histoire sort des sentiers rebattus des fictions jeunesse inspirés par la mythologie grecque. Concentré d’humour et de rebondissements, cette odyssée décalée permet de croiser des figures bien connues (Jason, Héraklès, Circée…) mais dans des rôles un peu différents que dans les récits classiques. Au dessin, Nicolas Ryser est au diapason, et joue à fond la carte du cartoon hyper coloré, au trait  bondissant et expressif.

Edgar et les guimauves T1

Par Tristan Roulot et Corentin Martinage. Le Lombard, 88 p., 14,45 €. Dès 8 ans.

edgar-imagesLe jour, le jeune Edgar est vendeur en boulangerie et la nuit, il confectionne les croissants pour un fameux pâtissier, dans un Paris magique qui se fait beau quand les touristes sont couchés. Mais, suite à un fâcheux concours de circonstances, il est poursuivi par la police et son père est arrêté. Surtout, il a dans sa poche… trois guimauves vivantes !

Un scénario simple et efficace, toujours en mouvement, des personnages d’enfants attachants, et un graphisme privilégiant les décors éblouissants et l’expressivité, sous un design proche de l’animation (les petits guimauves risquent bien de vous faire penser aux émotions de Vice-Versa…) : une vraie bonne première aventure sucrée et divertissante, qui recèle le potentiel pour une sympathique série jeunesse.

Le Vœu

Par Pierre Joly et Virapheuille. Éditions de la Gouttière, 72 p., 14,90 €. Dès 9 ans

le-voeu-imagesAugustus est un jeune vampire qui approche de ses 109 ans, âge où il pourra formuler un vœu. Celui de devenir un grand et effrayant vampire, sans aucun doute ! Enfin, ça, c’est ce que ses parents désirent. Car lui aimerait plutôt interagir avec les humains, ces créatures dont le quotidien l’interpelle beaucoup. Avec sa chauve-souris Cornéllius, il croise une nuit une petite fille très énervée et inquiète, car son chien a disparu. Ces deux-là vont finir par se rencontrer et s’entraider…

Voici une douce et intelligente bande dessinée dont la construction en miroir – une nuit avec Augustus, une journée avec Aurore – permet d’aborder différents thèmes, comme la perte d’un animal de compagnie, les relations tendues avec les parents, la solitude, l’impression d’être différent, la difficulté d’exprimer ses sentiments… Sous un dessin tout en rondeur et légèreté, aux couleurs vibrantes, l’histoire de cette rencontre entre jour et nuit se révèle émouvante et très originale, loin des clichés et des autres BD pour enfants où les vampires sont les stars.

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