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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | July 17, 2018

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Retour sur Belzagor #2

15 décembre 2017 |
SERIE
Retour sur Belzagor
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
14.50 €
DATE DE SORTIE
08/11/2017
EAN
2731688513/
Achat :

Toujours sur Belzagor, le lieutenant Eddie Gundersen a une dernière mission : mener une équipe de scientifiques sur les lieux d’un étrange rituel, la cérémonie de la renaissance, rite sacrificiel organisé par les deux espèces de la planète, les Sulidoror et les Nildoror. Mais ces derniers sont peu enclins à laisser des étrangers pénétrer les arcanes de leur univers. En échange, Gundersen va donc devoir arrêter Kurtz, l’ex chef-colon camé au venin des naggiars…

RETOUR_BELZAGOR_T2_ID37302_5_46944_bigSuite et fin de Retour sur Belzagor avec un volume toujours aussi dépaysant et bien mené. Dans une ambiance SF spectaculaire, coincée entre Avatar et les Mondes d’Aldébaran, tout en restant originale, le lieutenant mène sa quête rédemptrice aux côtés de son ex-copine, la splendide Seena, et d’un couple d’ethnologues, sans oublier Kurtz le dingue, lui aussi à la recherche d’éternité. La dessinatrice Laura Zuccheri nourrit un monde inquiétant, de son trait fin et précis, peuplé de créatures étranges et, finalement, très crédibles. La partie narrative, abordant quelques thèmes classiques sans en faire trop (racisme, écologie, colonialisme) et forte de plusieurs scènes impressionnantes, est toutefois plus faible. Non pas en raison des choix de découpage ou d’un manque de rythme, loin de là, mais parce qu’il s’agit d’une adaptation du roman de Robert Silverberg Les Profondeurs de la Terre (1970). Et même si Philippe Thiraut s’en sort bien – des enjeux clairs, une intrigue divertissante, des personnages cohérents – tout va cependant trop vite et le format de 56 pages, malgré deux tomes, empêche le scénariste de développer ses personnages ou de créer autre chose qu’un suspense low-cost. À l’image d’une scène violente censée être terrible mais vite expédiée… La qualité est bien là donc et la BD, fidèle au texte d’origine et à son imaginaire, ne dénature pas le livre. Mais Retour sur Belzagor montre aussi que le travail de synthèse et d’adaptation d’un roman de 300 pages (en poche) reste un exercice difficile en BD.

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