Archive pour mars 2008

Fabrice Tarrin

Lundi 31 mars 2008

Fabrice Tarrin, un lémurien sinon rien

C’est sous la fourrure d’un lémurien que Fabrice Tarrin s’est fabriqué un nid sur le net. Lui qui était « assez hermétique à ce mode de production », et qui trouvait « hallucinant que les auteurs de blogs passent autant de temps à lire tous les commentaires de leurs lecteurs », a fini par se prendre au jeu – cédant en cela à la demande de sa compagne d’alors, la dessinatrice Laurel. C’est ainsi que naît à la mi-2006 le Fleurblog. Sur cet espace virtuel créé par le couple, Laurel joue à l’amoureuse tandis que Fabrice Tarrin préfère la caricature animalière. Quelques mois plus tard, suite à la rupture des deux artistes, le Fleurblog se fane et le Tarrin blog démarre. « Cela coïncidait avec l’apparition de Cyril, un ami schizophrène dont j’ai fait un canard noir, explique l’auteur du dernier Spirou et Fantasio. Avec lui, je sortais de la caricature pour livrer une espèce de témoignage. »
Lewis Trondheim, qui partageait alors un atelier avec Fabrice Tarrin, insiste pour que l’auteur développe l’histoire de Cyril, pour l’éditer dans sa collection Shampooing (chez Delcourt). Le Tarrin blog devient alors « support de prépublication » d’un ouvrage rassemblant les notes parues au jour le jour, pour en faire un récit articulé. Son héros, Fabrice le lémurien, cède rapidement sa place au canard noir. « Au début, la description de cette personne – que je considère presque comme un petit frère – était très brutale, et les lecteurs me demandaient pourquoi je ne le mettais pas dehors. Et puis c’est devenu un personnage attachant, ses attitudes parfois outrancières étant excusées par sa schizophrénie. Quand il a découvert le blog, il a été assez content, même si certains passages le dérangeaient. »
Cette histoire est – pour le moment – terminée. Du coup, le site est moins souvent actualisé et moins fréquenté ; après avoir capté 17 000 visiteurs quotidiens, le Tarrin blog draine aujourd’hui une dizaine de milliers d’accros. En mêlant sa vraie vie à celle de son blog (c’est par ce medium qu’il a rencontré l’une de ses récentes conquêtes), Fabrice Tarrin a mené « une expérience un peu risquée, toujours sur le fil ». « En 2007, j’ai vécu beaucoup d’événements extraordinaires que je me devais de raconter. Mon quotidien est maintenant plus banal, il faudrait peut-être que j’invente des histoires… »

Benjamin ROURE

Images © Fabrice Tarrin et Delcourt

Notule adresse blog
www.fabricetarrin.com/blog/

Notule livre
Le Journal intime d’un lémurien
Par Fabrice Tarrin
Delcourt, 13,95 €, le 19 mars.

 

Les + du blog : Laurent ASTIER

Mercredi 26 mars 2008

Le prolifique dessinateur Laurent Astier (Cirk, Aven) s’est penché sur le délicat sujet du trafic de prostituées en Europe, et notamment la filière albanaise. Il en a tiré un polar magistral, à la mise en couleur audacieuse, Cellule poison (Dargaud). Il évoque dans BoDoï #117 la création de cette série prévue en cinq épisodes et s’épanche plus longuement sur le blog.

Vous êtes-vous basé sur une histoire réelle pour écrire votre scénario ?
Non, j’ai inventé la cellule Poison. Mais de telles choses doivent exister. Contrairement aux États-Unis, où certaines actions du FBI et de la CIA sont assez médiatisées, la France cache tout ce qui se rapporte à la DST ou aux RG. Très peu d’agents retraités écrivent de livres sur leur expérience professionnelle, par exemple. Peut-être s’engagent-ils au silence jusqu’à la tombe…

(more…)

Chez votre libraire à partir du 26 mars

Mercredi 26 mars 2008
Qui ?
Quoi ?
Quand ?
Combien ?
Où ?

Tibery
et Corbeyran

Uchronies /
New Harlem
#1

26-mars

12,50 €

Glénat

Legrain,
Agnès
et Bartoll

Mortelle
Riviera #3

26-mars

9,40 €

Glénat

Gillon
et Forest

Les Naufragés
du temps
#1 (rééd.)

26-mars

12,50 €

Glénat

Armand
et Gaudin

Angor #1

26-mars

12,90 €

Soleil

(more…)

Anne Goscinny : « Une œuvre survit à ses auteurs. »

Mercredi 26 mars 2008
Fille unique du scénariste d’Astérix et d’Iznogoud, Anne Goscinny a préféré devenir romancière plutôt que de se lancer dans la BD.
Elle veille toutefois scrupuleusement sur l’héritage laissé par son père.
Et s’exprime quant à la volonté d’Albert Uderzo qu’Astérix ne lui survive pas.
  

Êtes-vous favorable, dans l’esprit, à la reprise des séries après le décès de leur auteur ? N’est-ce pas nier le talent individuel d’un auteur que de croire que d’autres peuvent continuer leur Å“uvre ?
Il faut scinder cette question en deux cas de figure :
- le créateur en question est seul.
- le créateur est le co-créateur ce qui suppose que l’autre créateur lui a survécu.
Dans le premier cas, mon opinion est sans importance. Ou si elle compte c’est uniquement en tant que lectrice. Lorsqu’un auteur créé des personnages, installe un univers, décide d’y placer des adjuvants et des opposants récurrents, ainsi bien sûr que des enjeux qui auront en commun ce qui symbolisera l’univers précité, il donne à son oeuvre, inconsciemment peut-être, toutes les chances de lui survivre.

(more…)

Les + du blog : Igor KORDEY

Mercredi 26 mars 2008

Ce grand bonhomme de 51 ans est capable de dessiner cinq albums par an. Aux pinceaux de Taras Boulba, Le Cœur des batailles ou encore L’Histoire secrète (Delcourt), Igor Kordey a quand même pris le temps de discuter avec nous autour d’un verre de Bordeaux. Faites connaissance ici avec ce charismatique dessinateur croate, et retrouvez l’intégralité de son portrait dans BoDoï #117.

Ses premiers pas dans la BD
« J’ai toujours voulu faire de la BD. À l’âge de 7 ou 8 ans, je copiais les BD qui me passaient entre les mains. J’ai commencé par Prince Vaillant et Eagle, un magazine anglais.

« Parfois, je suis très en colère de voir que les hommes détruisent le monde sans se soucier des générations futures.  »
Igor KORDEY

J’ai lu aussi pas mal de BD yougoslaves quand j’étais jeune, puis des comics américains. Daredevil a été une révélation pour moi. Ce héros est aveugle et réalise des choses incroyables. Je m’y identifiais car moi aussi, j’avais une mauvaise vue ! Comme je voyageais pas mal en Europe en auto-stop à ce moment-là, j’ai découvert des revues d’autres pays, comme Métal Hurlant. C’est au Festival de Lucca en Italie en 1986 que j’ai rencontré quelques grands auteurs qui m’ont mis le pied à l’étrier : Hugo Pratt, Bill Sienkiewicz, Attilio Micheluzzi… » 

(more…)

Dans l’atelier d’Émile Bravo

Mardi 25 mars 2008
Plutôt décontracté, en veste cuir marron et barbe de trois jours, Émile Bravo nous accueille dans son atelier parisien, à deux pas de la place de la Bastille. L’auteur des Épatantes Aventures de Jules (Dargaud) publie son premier Spirou, un album indépendant de la série officielle, baptisé Le Journal d’un ingénu. Retrouvez une visite guidée complète de l’univers de l’auteur dans BoDoï #117 et un avant-goût ici.  

Spirou et Fantasio
« On découvre dans cet album les circonstances de la rencontre entre Spirou et Fantasio. Fantasio l’aborde dans la rue, en imperméable. On peut s’imaginer qu’il s’agit d’un pervers s’adressant à un adolescent. Je trouvais cela marrant, j’aime jouer avec ce que le lecteur peut penser, et surtout qu’il prenne la responsabilité de ce que cela implique quant à son état d’esprit. Fantasio est un personnage essentiel. Dans Le Journal d’un ingénu, il demande à Spirou de s’ouvrir au monde, et l’entraîne dans l’univers du journalisme en lui donnant un appareil photo. Au fur et à mesure, Spirou adolescent devient plus mûr que l’adulte Fantasio. »

(more…)

Donjon fête ses dix ans dans BoDoï !

Vendredi 21 mars 2008
   
   

C’est un projet pharaonique lancé il y a dix ans par deux collègues, Joann Sfar et Lewis Trondheim, qui partageaient alors le même atelier. À l’époque, ces enragés du crayon n’avaient jamais signé de projet commun. Mais Joann Sfar s’entête à proposer des idées à son ami, jusqu’à trouver celle qui « cristallise [leur] passion commune pour le Muppet Show et l’heroic fantasy ». Depuis dix ans, cette saga de plus de trente volumes répartis en trois époques (Potron-Minet, Zénith et Crépuscule) passionne une nouvelle génération de dessinateurs. Retrouvez Lewis Trondheim, l’un des maîtres du Donjon, dans BoDoï #117, ainsi que les dessinateurs repreneurs des trois séries : Christophe Gaultier, Boulet et Obion.

Christophe Gaultier s’éveille à Potron-Minet
Christophe Gaultier, dessinateur du Cirque aléatoire et de Robinson Crusoé, reprend le flambeau d’un autre Christophe – Blain – sur la série Donjon Potron-Minet.

Avez-vous participé au site Donjon Pirate (http://donjonpirate.canalblog.com/), qui met en ligne des aventures imaginées autour de l’univers de la série ?
Les responsables du site me l’avaient proposé, mais je n’ai pas eu de temps à y consacrer. Sur ce site, on voit que beaucoup de dessinateurs apprécient Donjon. D’ailleurs, je crois qu’il y a beaucoup de candidats pour travailler sur la série…

Étiez-vous un lecteur de Donjon depuis le début ?
J’ai découvert la série relativement tard, avec le Monsters de Blutch [Mon fils le tueur, époque Potron-Minet], dont je suis le travail depuis ses débuts à Fluide Glacial. Après celui-là, j’ai lu tous les autres.
(interview intégrale dans BoDoï #117)

Propos recueillis par Benjamin ROURE
Christophe Gaultier sur le web :
http://wakartate.free.fr/

Images © Christophe Gaultier

Boulet, rendez-vous au Zénith
Enchaîné à son blog, Boulet canonne dans Tchô avec des séries comme Raghnarok ou Le Miya. Il a réalisé deux Donjon Zénith*, et en prépare un troisième.

Ressent-on une pression particulière quand on dessine un Donjon ?
La même que pour tout album. Travailler sur Donjon, c’est prendre un train en marche, déjà lancé par plusieurs auteurs. C’est moins stressant que de commencer seul une histoire très personnelle.

Au niveau du dessin, qu’est-ce qui vous amuse le plus ?
Je joue de plus en plus avec les cadrages. Il n’y a que sur mon blog que je me permettais des plongées et des contre-plongées. Lors des dédicaces, je me suis aperçu que c’était les séquences que les gens retenaient le mieux. Du coup, je me suis lâché dans le tome suivant. J’adore aussi dessiner des monstres et de la bagarre ! Même si je rigole moins quand Lewis et Joann me demandent une bataille avec 2 000 soldats qui se perdent dans l’horizon…
(interview intégrale dans BoDoï #117)

Propos recueillis par Allison REBER
Boulet sur le web :
http://www.bouletcorp.com/

Images © Boulet

Obion, artificier du Crépuscule
Erwan Lucas, dit Obion, dessinateur de Vilebrequin, s’est vu confier la responsabilité de succéder à Joann Sfar et aux Kerascoët sur la série Donjon Crépuscule.

Êtes-vous un amateur d’heroic fantasy ?
Je suis assez partagé quant à ce genre. J’ai bien sûr été fasciné par certaines séries, comme La Quête de l’oiseau du temps. Mais, à mon goût, les histoires d’heroic fantasy se répètent trop.

Étiez-vous un lecteur de Donjon ?
Oui, je suis la série depuis le premier tome, alors que je n’étais pas encore dessinateur professionnel. Ce qui m’a tout de suite plu, c’est son côté métissé. C’est une série plutôt grand public et humoristique, qui part dans tous les sens mais reste en même temps très cohérente. En tant que lecteur, j’apprécie aussi les ambiances des différentes époques : Potron-Minet est plus sentimentale, Zénith plus drôle, Crépuscule plus délirante…

Comment la série va-t-elle évoluer ?
Aucune idée. Pour le moment, j’ai entre les mains le scénario d’un seul album. Je pense que Joann Sfar et Lewis Trondheim improvisent pas mal et se laissent dériver.
(interview intégrale dans BoDoï #117)

Propos recueillis par Benjamin ROURE
Obion sur le web :
Son blog : http://grmb.free.fr/
Le Love Blog, avec Miss Gally : http://love-blog.fr/
Sa planche sur Donjon Pirate, un site parallèle à l’univers de la série : http://donjonpirate.canalblog.com/, section Potron-Minet.

Images © Delcourt


   
   

C’est un projet pharaonique lancé il y a dix ans par deux collègues, Joann Sfar et Lewis Trondheim, qui partageaient alors le même atelier. À l’époque, ces enragés du crayon n’avaient jamais signé de projet commun. Mais Joann Sfar s’entête à proposer des idées à son ami, jusqu’à trouver celle qui « cristallise [leur] passion commune pour le Muppet Show et l’heroic fantasy ». Depuis dix ans, cette saga de plus de trente volumes répartis en trois époques (Potron-Minet, Zénith et Crépuscule) passionne une nouvelle génération de dessinateurs. Retrouvez Lewis Trondheim, l’un des maîtres du Donjon, dans BoDoï #117, ainsi que les dessinateurs repreneurs des trois séries : Christophe Gaultier, Boulet et Obion.

Christophe Gaultier s’éveille à Potron-Minet
Christophe Gaultier, dessinateur du Cirque aléatoire et de Robinson Crusoé, reprend le flambeau d’un autre Christophe – Blain – sur la série Donjon Potron-Minet.

Avez-vous participé au site Donjon Pirate (http://donjonpirate.canalblog.com/), qui met en ligne des aventures imaginées autour de l’univers de la série ?
Les responsables du site me l’avaient proposé, mais je n’ai pas eu de temps à y consacrer. Sur ce site, on voit que beaucoup de dessinateurs apprécient Donjon. D’ailleurs, je crois qu’il y a beaucoup de candidats pour travailler sur la série…

Étiez-vous un lecteur de Donjon depuis le début ?
J’ai découvert la série relativement tard, avec le Monsters de Blutch [Mon fils le tueur, époque Potron-Minet], dont je suis le travail depuis ses débuts à Fluide Glacial. Après celui-là, j’ai lu tous les autres.
(interview intégrale dans BoDoï #117)

Propos recueillis par Benjamin ROURE
Christophe Gaultier sur le web :
http://wakartate.free.fr/

Images © Christophe Gaultier

Boulet, rendez-vous au Zénith
Enchaîné à son blog, Boulet canonne dans Tchô avec des séries comme Raghnarok ou Le Miya. Il a réalisé deux Donjon Zénith*, et en prépare un troisième.

Ressent-on une pression particulière quand on dessine un Donjon ?
La même que pour tout album. Travailler sur Donjon, c’est prendre un train en marche, déjà lancé par plusieurs auteurs. C’est moins stressant que de commencer seul une histoire très personnelle.

Au niveau du dessin, qu’est-ce qui vous amuse le plus ?
Je joue de plus en plus avec les cadrages. Il n’y a que sur mon blog que je me permettais des plongées et des contre-plongées. Lors des dédicaces, je me suis aperçu que c’était les séquences que les gens retenaient le mieux. Du coup, je me suis lâché dans le tome suivant. J’adore aussi dessiner des monstres et de la bagarre ! Même si je rigole moins quand Lewis et Joann me demandent une bataille avec 2 000 soldats qui se perdent dans l’horizon…
(interview intégrale dans BoDoï #117)

Propos recueillis par Allison REBER
Boulet sur le web :
http://www.bouletcorp.com/

Images © Boulet

Obion, artificier du Crépuscule
Erwan Lucas, dit Obion, dessinateur de Vilebrequin, s’est vu confier la responsabilité de succéder à Joann Sfar et aux Kerascoët sur la série Donjon Crépuscule.

Êtes-vous un amateur d’heroic fantasy ?
Je suis assez partagé quant à ce genre. J’ai bien sûr été fasciné par certaines séries, comme La Quête de l’oiseau du temps. Mais, à mon goût, les histoires d’heroic fantasy se répètent trop.

Étiez-vous un lecteur de Donjon ?
Oui, je suis la série depuis le premier tome, alors que je n’étais pas encore dessinateur professionnel. Ce qui m’a tout de suite plu, c’est son côté métissé. C’est une série plutôt grand public et humoristique, qui part dans tous les sens mais reste en même temps très cohérente. En tant que lecteur, j’apprécie aussi les ambiances des différentes époques : Potron-Minet est plus sentimentale, Zénith plus drôle, Crépuscule plus délirante…

Comment la série va-t-elle évoluer ?
Aucune idée. Pour le moment, j’ai entre les mains le scénario d’un seul album. Je pense que Joann Sfar et Lewis Trondheim improvisent pas mal et se laissent dériver.
(interview intégrale dans BoDoï #117)

Propos recueillis par Benjamin ROURE
Obion sur le web :
Son blog : http://grmb.free.fr/
Le Love Blog, avec Miss Gally : http://love-blog.fr/
Sa planche sur Donjon Pirate, un site parallèle à l’univers de la série : http://donjonpirate.canalblog.com/, section Potron-Minet.

Images © Delcourt


Les + du blog : les archives BoDoï sur Donjon.

Vendredi 21 mars 2008

   

Il fallait bien deux scénaristes pour imaginer toutes les intrigues des 30 albums Donjon. Lewis Trondheim et Joann Sfar conçoivent à deux le scénario tentaculaire de leur truculente série. Ils ont tous les deux été interviewés par votre mag préféré : le père de Lapinot dans BoDoï 117, pour fêter les dix ans de Donjon ; et le maître du Chat du Rabbin dans BoDoï 67 en 2003, pour  expliquer les fondations de cette étonnante forteresse. Profitez des archives BoDoï : on vous offre l’intégralité du dossier à télécharger.

(Pour acheter BoDoï 67 cliquer ici )

 

BoDoï 117 en vente dès le vendredi 28 mars 2008

Vendredi 21 mars 2008
couv

Donjon, 10 ans après :
la RELÈVE !

ENQUÊTE Tintin, Astérix, Corto : comment survivent-ils à leurs auteurs ?
VISITE GUIDÉE La jeunesse réinventée de Spirou, par Émile Bravo
COMICS WORLD TOUR Israël se raconte en BD

(more…)

Chez votre libraire à partir du 19 mars

Mercredi 19 mars 2008
Qui ?
Quoi ?
Quand ?
Combien ?
Où ?

Cossin
et Austen

L’Infini #3

19-mars

12,90 €

Les
Humanos

Phillips
et Brubaker

Criminal
#2

19-mars

14,95 €

Delcourt

Gebbie
et Moore

Filles
perdues

19-mars

45,00 €

Delcourt

Defali

Les Blagues
du bled #1

19-mars

9,80 €

Delcourt

(more…)


>