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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 14, 2018

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Dans la valise de… Thomas Cadène

30 juillet 2018 |

Tout l’été, BoDoï interroge des auteurs de bande dessinée pour savoir ce qu’ils vous conseillent de lire, regarder, aller voir pendant l’été. Histoire de prendre un bon bol d’air frais et de culture, récente ou non. BD, roman, série, film, disque, exposition, spectacle, ils partagent avec vous leurs coups de coeur. Après les conseils de Sophie Guerrive, nouvelle étape avec Thomas Cadène (La Tragédie brune, Alt-Life, Été, La Vraie Vie…).

Une série télé

Ceux qui me suivent un peu se doutent bien que je ne peux qu’encourager tout le monde à essayer The Leftovers, une série en 3 saisons à peu près parfaite (je dis « à peu près » pour la forme).
Chaque saison désarçonne, convainc et retourne son spectateur. Chaque saison est l’écho à la fois décalé et intime de la précédente, le pas de coté, le pas plus loin, le regard ailleurs. Trois saisons qui fonctionnent un peu comme le Macumba Club, trois saisons, trois approches, trois ambiances et pourtant une cohérence parfaite. Les personnages ont des trajectoires aussi erratiques que les nôtres, on ne peut que s’attacher à eux pour peu qu’on soit doté d’un minimum d’humanité.

Je connais des gens qui n’aiment pas, j’aime des gens qui n’ont jamais réussi à accrocher avec The Leftovers, et je leur pardonne parce que The Leftovers c’est aussi une expérience intime qui se satisfait assez bien des haussements d’épaules des voisins. Vous aurez compris que c’est une série qui mérite le détour. On y plonge pour son écriture d’une qualité dingue, son casting irréprochable et pour son propos et la mise en scène exemplaire de celui ci. Il y a dans ces trois saisons des scènes qui hantent et des personnages qu’on n’oubliera pas. Il faut prévoir (pour peu qu’on soit, comme moi, un petit peu émotif), un énorme stock de kleenex tout en pensant à garder son cerveau éveillé parce que, si elle joue la carte de l’émotion, The Leftovers réclame toute notre attention.

9782757832271Un roman

Maudits, de Joyce Carol Oates (Points Seuil). Dans l’idée, ça devrait être n’importe quoi. On est entre le récit de genre et le grand roman américain, l’horreur, le fantastique, l’intime et le bordel de l’histoire, on ne comprend pas trop comment ce qu’on a commencé peut se poursuivre comme ça, devenir autre chose, glisser encore, faire un demi-tour surprise avant de bifurquer en loucedé sans jamais se prendre les pieds dans le tapis. En théorie, ce livre devrait être indigeste, trop gros, trop lourd, trop chargé. En réalité, c’est une merveille, c’est généreux et brillant.

Un essai

On en a parlé récemment avec quelques amis et je voudrais en donc le rappeler à tout le monde Écriture de Stephen King est une des meilleures méthodes d’écriture (Livre de poche). Je ne la respecte pas mais j’y ai trouvé bien plus de choses utiles que dans bien des livres « incontournables » sur l’écriture.

Un film

J’en parlais pas plus tard qu’hier avec un ami mystérieux. Nous évoquions quelques films français qui nous avaient surpris en se révélant être là où on ne les attendait pas. Nous nous sommes mis d’accord sur Victoria de Justine Triet, un film vendu comme une comédie que j’ai pris dans la gueule comme une tragédie (parce que je suis sensible), et qui n’est ni vraiment l’un ni vraiment l’autre, parce qu’il raconte la vie qui n’est ni vraiment toujours drôle ni vraiment toujours triste. À part pour certaines personnes qui ont soit beaucoup de chance, soit beaucoup de malheurs.

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