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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 29, 2021















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6 Comments

Des beaux livres pour Noël (2)

16 décembre 2020 |

Voici la deuxième partie d’une petite sélection de beaux livres ou intégrales à glisser sous le sapin (la première partie est à découvrir ici). Sélection réalisée avec Rémi I.

mirages-druilletMirages et folies augmentées

Poursuivant la réédition des oeuvres de Philippe Druillet, Glénat sort cet automne un gros recueil reprenant les trois tomes de Mirages, parus en 1975 et 1980 aux Humanoïdes associés, puis réédité chez Dargaud cinq ans plus tard. Avec des inédits, des raretés et des commentaires de l’auteur. Sous une couverture argentée immanquable, on y retrouve des histoires courtes au design toujours aussi puissant, avec des architectures vertigineuses et organiques, et des personnages délirants. On découvre aussi des collaborations, des scénarios de Gotlib notamment. Ou des récits de Druillet dessinés par d’autres, comme l’élégant Alexis ou le maniaque Bihannic et ses milliers de hachures. Ou encore Picotto pour Firaz, dans des pages en couleurs évoquant des enluminures mais dont les noirs funèbres seraient en train d’avaler la vie. Une belle somme pour tous les fans du créateur de Lone Sloane et une virée passionnante dans les 70’s.

Glénat, 368 p., 35 €.

st-ex-couv

St Ex, un prince dans sa citadelle

Le journaliste Bernard Chabbert, fils d’un aviateur de l’Aéropostale, raconte la vie brève et intense d’Antoine de Saint-Exupéry dans un ouvrage sobre et chic, illustré par le plus fameux des dessinateurs-pilotes, Romain Hugault (Le Pilote à l’edelweiss…). L’occasion pour les deux hommes de dresser le portrait d’un écrivain aventurier trop tôt disparu, et de narrer les exploits des pionniers de l’aviation, ainsi que leurs vies parfois dissolues. Le tout avec des illustrations clinquantes et ébouriffantes d’avions en plein vol, la spécialité de Romain Hugault, toujours aussi fort dans le genre.

Paquet, 176 p., 29 €.

Le Monde de Miyazaki Couv

Le Monde de Miyazaki

Voilà 7 ans que nous n’avons pas pu voir d’inédit du maître Hayao Miyazaki. Et il faudra certainement attendre encore 3 à 4 ans pour qu’il termine son adaptation de Comment vivez-vous ? de Genzaburô Yoshino. Ce n’est donc pas étonnant que l’on voie fleurir depuis quelques années des mooks, biographies et autres livres sur des œuvres de cette figure emblématique de l’animation mondiale. Universitaire, Susan Napier s’est elle aussi attaquée dans cet ouvrage à retracer la vie du réalisateur, de son œuvre et de son impact à travers le monde. Très documenté et plein d’anecdotes, Le Monde de Miyazaki revient sur sa véritable posture d’auteur grâce au développement continu de nombreux thèmes au travers de ses adaptations et présente le papa de Totoro, Nausicäa et Ponyo sous toutes les coutures, au travers d’une réflexion claire et accessible. Les huit années de travail nécessaires à l’écriture de ce livre, les multiples recherches et ressources compulsées, les trois rencontres avec le maître aux 57 ans de carrière n’auront pas été vaines : l’analyse est profonde, riche, complète, passionnante… et donne envie de revoir l’intégralité de ses 11 longs métrages !

IMHO, 368 p., 24 €. Traduction : Maxime Berrée.

Recettes Ghibli Couv

Les Recettes des films du studio Ghibli

Studio Ghibli toujours, mais en plus léger et plus gourmet. Cet ouvrage mitonné par Minh-Tri Vo, Apolline Cartier et Claire-France Thévenon propose de prolonger les voyages des films emblématiques du célèbre studio d’animation. Pour faire perdurer le plaisir jusque dans vos assiettes grâce à des recettes sur mesure, les auteurs ne se limitent pas aux blockbusters ni aux seuls films de l’emblématique Hayao Miyazaki. Avec 15 recettes salées et 8 sucrées, ils préfèrent s’ouvrir à la plus grande diversité possible. Ainsi, vous pourrez vous concocter un bentô comme Satsuki et Mei dans Mon voisin Totoro d’Hayao Miyazaki, un bœuf Strogonov comme dans Mes Voisins Yamada d’Isao Takahata, un moelleux à la vanille comme dans Le Royaume des chats de Hiroyuki Morita ou des biscuits à la confiture comme dans Arrietty : Le petit monde des chapardeurs de Hiromasa Yonebayashi. Chaque plat comporte une brève remise en contexte, les ingrédients et les étapes de réalisation accompagnées de photos. Le tout est simple, beau, appétissant et permet de (faire) découvrir ces chefs-d’œuvre d’une autre manière. Que demander de plus ?

Ynnis, 144 p., 17,95 €.

Les plus belles filles de la BD érotique

Le titre de cet ouvrage de Nicolas Cartelet est explicite. Il a sélectionné une bonne soixantaine d’héroïnes de la bande dessinée érotique, d’Alex dans Banana Games de Christian Zannier à Wanda dans Mi-anges mi-démons d’Olson, en passant évidemment par Little Ego de Giardino, Erma Jaguar d’Alex Varenne, Druuna de Serpieri, Gwendoline de John Willie, ou encore Magenta, Ramba et Pinocchia. Les présente dans un court texte et propose quelques planches bien choisies. Le tour est joué, l’anthologie est efficace et donne à des idées pour aller fouiner ensuite dans les catalogues de BD réservées aux adultes…

Dynamite, 270 p., 29,90 €.

filles-bd-erotiques

Commentaires

  1. loutra1

    Donc on doit en conclure que dans les beaux livres de 2020 (2 articles, 11 conseils), y a que des œuvres faites par des hommes ?
    Sérieusement, les seules femmes présentes dans la sélection sont à poil.

    J’exagère ? Sur 11 livres, que des hommes, sauf 1 adaptation (d’un livre fait par un homme, est-ce que ça compte ?) et 1 ensemble d’entretiens menés par 1 homme et 1 femme, qui interrogent… deux hommes (est-ce que ça compte ?).
    Et même si ça comptait, 2 livres où des femmes sont soit co-autrice soit co-intervieweuse d’hommes, est-ce que ça compte pour beaucoup ?

    Si le but est de vendre des livres, vous vous privez d’un public. Les femmes ont droit à leur compte en banque depuis les années 60, ça n’intéresse pas les éditeurs ?

  2. Betty Draper

    Un peu agacé de lire que le travail de Rébecca Dautremer « ne compte pas pour beaucoup », alors qu’il s’agit de bien plus qu’une simple « adaptation ». Si l’on suivait cette logique jusqu’au bout, il faudrait considérer que toutes les BD scénarisées par un homme et dessinées par une femme ne sont pas vraiment dignes d’intérêt. Ça n’a, en fait, aucun sens.

    Je suis d’accord pour interroger le manque de femmes dans ce genre de sélection, et encore plus d’accord pour remettre en question la pertinence de la mise en avant de « beaux livres » érotiques uniquement adressés à un public masculin hétéro (le fait d’en faire la vignette de la sélection n’est pas un hasard), mais il ne faut pas verser dans l’exagération et le « cherry picking » en refusant sciemment de prendre en considération les quelques livres, remarquables, que l’on doit à des autrices, dans le seul but de donner du poids à l’affirmation « il n’y a pas de femmes dans la sélection ».

    Il y a trop peu de femmes dans la sélection.
    Cette simple affirmation suffit largement à mettre en évidence un problème, dont on peut ensuite débattre pour en établir les causes, les raisons, les responsabilités.

  3. panolaunut

    Bonjour,
    Pour faire suite aux deux commentaires précédents, je serai curieux et interessé que ces deux lecteurs/lectrices nous donnent leurs propositions de beaux livres. Profiter des commentaires pour faire valoir votre avis, c’est bien, et justifié, mais enrichir les propositions pour tout le monde, ca serait encore mieux.

  4. loutra1

    Réponse collective
    @Betty Draper Pas d’accord : ou vous déformez mon propos, ou je me suis mal exprimée.
    Je tente à nouveau : Bien sûr qu’une adaptation comporte une part de création. Les dessins, la manière de tourner la trame originale, tout cela permet une certaine expression personnelle. Une adaptation n’est pas forcément moins « bonne » qu’une création originale. Mais une adaptation est influencée par l’œuvre de base. C’est de l’essence d’une adaptation.
    Donc une femme qui adapte une œuvre d’un homme, ça ne compte pas comme une femme qui formule son point de vue, avec ses mots, son récit, sans interférence. Adapter un point de vue masculin (majoritaire actuellement dans les représentations), ce n’est pas présenter un point de vue féminin de A à Z. Bien sûr que l’autrice peut essayer de s’en libérer. Mais ce genre d’effort, plus ou moins réussi, n’aura rien à voir avec une création entièrement personnelle.

    @panolaunut D’accord avec votre commentaire. Comme vous j’espère que d’autres, plus au fait de cette catégorie de livres, partagent leurs découvertes, afin qu’on puisse tous et toutes en profiter.

  5. Hug

    @loutra1.

    C’est la fin de l’année… Je me lâche. Je n’en peux plus de votre rengaine ! A ce niveau cela tient plus du réflexe pavlovien que de la réflexion.

    Votre manque de recul mal caché par votre propos qui se veut complexe frôle l’absurde. Le côté systématique de votre propos relève soit de la pathologie soit du procès d’intention et de la lecture biaisée.

    La femme sera l’égale de l’homme quand la conne sera l’égale du con. A bon entendeur… (Ah merde, j’ai pas trouvé la version en écriture inclusive…)

    Oui, je sais, je dois certainement être un patriarche phallocrate et viriliste… Que voulez-vous, je vais avec mon bagage biologique et social !

  6. loutra1

    @Hug : puisque que vous avez été capable d’identifier mon pseudo cette fois-ci, vous pouvez tout à fait ne pas lire mes avis à l’avenir, cela vous évitera de souffrir inutilement :)

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